"À propos du 19 mars 1962"

À propos du 19 mars 1962

Ce qu'il faut savoir !

 

Éléments de langages sur l’année 2012 et les 50 ans de la « fin officielle » de la Guerre d’Algérie et recommandations

I - UN CONSTAT

L’année 2012 marque le 50ème anniversaire de la « fin officielle » de la Guerre d’Algérie. (Date officielle le 2 juillet)

En revanche le 19 mars n’est pas l’anniversaire de la fin de la guerre mais le début de massacres d’Européens et de Harkis.

 Le 5 décembre, qui est la seule date officielle, devrait faire l’objet de manifestations particulières pour les groupes départementaux UNC. Rappel : 10 associations (représentant 800 000 adhérents) ont opté pour le 5 décembre, date à laquelle avait été inauguré en 2002, le Mémorial A.F.N. du Quai Branly.

L’UNC rejette absolument toute dérive de repentance.

Les actions entreprises cette année doivent contribuer à renforcer la cohésion nationale, connaître les faits et comprendre les évènements.

II - IDÉES GÉNÉRALES

 Ne pas faire d’opposition frontale avec ceux qui vont commémorer le 19 mars mais entreprendre des démarches auprès des représentants de l’État et des collectivités sur la réalité et les conséquences des accords d’Évian non respectés par le FLN = actions pédagogiques : exposition + conférence + DVD.

- L’Algérie fut indépendante en juillet 1962

 - Plus de 75 000 harkis (le nombre reste approximatif) furent désarmés, torturés, massacrés

- Un million d’européens ont dû tout abandonner pour découvrir un continent qu’ils ne connaissaient pas à l’exception des anciens combattants de 14/18 et de 39/45 (notamment les anciens de la Première armée) : « La valise ou le cercueil »

- Plus de 3000 européens enlevés et portés « disparus » dont 456 personnes disparues le 5 juillet à Oran. Aujourd’hui encore, de nombreuses familles de pieds-noirs ne savent toujours pas ce que sont devenus ceux des leurs qui ont été enlevés à ce moment-là !

Profiter de cet anniversaire pour sensibiliser de nouveau l’opinion publique sur les soldats disparus.

- Nul ne sait ce que sont devenus 617 militaires français entre le 1er novembre 1954 et le 2 juillet 1964

- Un deuil jamais accompli pour les familles mais régulièrement ravivé chaque 19 mars … car si 307 ont disparus avant cette date, 310 ont disparus après le 19 mars !

- Interpeller vos parlementaires afin que soient enfin recensés officiellement les différents cas de disparition en déterminant les circonstances de celles – ci …

Faire du 5 décembre 2012 le point d’orgue de cette année de l’anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie.

Demander à la presse locale une diversité des points de vue lors des articles qui seront consacrés à la guerre d’Algérie. Ne pas laisser l’initiative aux thuriféraires du 19 mars.

Les actions entreprises doivent contribuer à rejeter toute forme de repentance et à renforcer la cohésion et la fierté nationale notamment envers l’Armée.

III - ACTIONS POUVANT ÊTRE MENÉES AU NIVEAU LOCAL.

Concernant la commémoration du 19 mars

  • Campagne d’information en liaison avec les associations amies sur la réalité du 19 mars : Non application des accords d’Evian et début de massacres atroces et d’ampleur d’Européens et de Harkis.
  •  

Concernant la célébration de la Fête Nationale du 14 juillet

  •  Envoi d’un courrier aux candidats aux élections législatives en leur demandant de préciser par écrit leurs intentions concernant la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie,
  •  

Concernant les cérémonies du mercredi 5 décembre 2012

  •  Mise sur pied d’un Groupe de travail départemental ou local en liaison avec les associations amies pour mettre au point et préparer l’organisation du 5 décembre 2012

IV - EXPLICATIONS SUR LES PSEUDOS ACCORDS DU 18 MARS

Il y eut le temps des négociations … A la suite de tractations entre les représentants du gouvernement français et ceux du Front de Libération Nationale (FLN), considérés comme seuls interlocuteurs, les deux parties aboutissent le 18 mars 1962, à une déclaration commune, baptisée dans la Presse « Accords d’Evian », portant notamment sur :

 - la période de transition jusqu’au référendum d’autodétermination,

 - la libération des prisonniers, dans un délai de 20 jours et une mesure d’armistice générale.

Le lendemain, 19 mars 1962, à 12 h 00, il est mis fin aux opérations militaires sur l’ensemble du territoire algérien.

D’un côté, comme de l’autre, on s’engage à interdire tout recours aux actes de violence collective et industrielle.

→ Et ses conséquences …

  • Les militaires français sont consignés dans les casernes, les postes… 
  • Les harkis, les moghaznis des SAS, les groupes d’auto-défense sont dissous, de même que sont désarmés et démobilisés les supplétifs.
  •  Les troupes de l’A.L.N., basées en Tunisie et au Maroc, pénètrent en nombre et en armes en Algérie.
  • L’A.L.N. échappe à tout contrôle.
  • Les chefs militaires à la tête des régions s’attribuent des pouvoirs. Ce sont les maîtres.
  • L’Algérie sombre dans les excès.

→ Et un « commencez-le-feu » !

L’A.L.N. se livre à toutes sortes d’exactions, enlèvements, assassinats, massacres, etc notamment les « combattants de la onzième heure du F.L.N. »

Seule l’Armée française est en mesure de faire respecter les engagements du « cessez-le-feu », mais sur ordre du gouvernement français, elle reste consignée dans ses quartiers. Le cessez-le-feu ne fut donc mis en œuvre que par le commandement français, qui l’imposa à ses troupes, avec toute la rigueur d’une organisation militaire conventionnelle. L’armée française reçut l’ordre de n’intervenir qu’en cas de légitime défense d’elle-même.

Quelques rapatriements sont assurés dans l’urgence. Cependant, les pouvoirs publics ayant connaissance d’acheminements clandestins (de la part des SAS notamment), interdisent d’apporter secours aux harkis. Ceux qui ont débarqué illégalement en métropole sont refoulés en Algérie.

Une situation qui perdure, non seulement jusqu’au 2 juillet 1962, mais encore au - delà, puisqu’on déplore plus de 530 « morts pour la France » dans les rangs de l’Armée française jusqu’en Juillet 1964.

  * En conséquence l’UNC ne commémorera pas la date du soit – disant « cessez-le-feu ».

 * Le 19 mars 1962 c’est un divorce total entre la France et ses départements d’Algérie et du Sahara.

ON NE FÊTE PAS UN DIVORCE !

 * Le 19 mars 1962, c’est un « cessez-le-feu » respecté unilatéralement et seulement par la France.

 * Le 19 mars 1962, c’est le signal de spoliations, de vengeances, de désordres, de viols et de massacres.

 * Célébrer le 19 mars est donc une attitude outrageante à l’égard de :

- ceux qui sont morts en Afrique du Nord pour la France

- ceux qui sont revenus meurtris dans leur chair et dans leur âme

- ceux qui ont fait leur devoir pour leur pays : la France.

Le 19 mars, un faux anniversaire pour un faux armistice !

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